La fausse-couche
Fausse couche : l’avortement spontané.
Bien que naturelle, la fausse couche est un évènement traumatisant physiquement et psychologiquement. Elle se manifeste le plus souvent par des pertes de sang abondantes et par des douleurs dans le bas-ventre dues à des contractions utérines. Parfois, c’est le médecin qui constate, lors d’une écographie, l’absence des battements du cœur et de mouvements actifs.
On parle de fausse couche ou d’avortement spontané quand la grossesse s’interrompt avant que le fœtus ne soit viable, c’est-à-dire avant la vingtième semaine qui suit la conception (après la 20ème semaine, on parle de mort in utero).
Une fausse couche doit être perçue comme un accident salutaire qui évite la poursuite d’une grossesse anormale.
Un saignement est-il toujours systématique ?
Les saignements restent le signal le plus fréquent pour annoncer qu’une fausse couche est en train de se préparer.
Il s’agit d’un écoulement de sang important, brutal, continu, avec des caillots et des fragments de tissus qui est souvent accompagné de douleur. Si vous le pouvez, conservez les débris embryonnaires et montrez-les au médecin qui les examinera pour déterminer la cause de la mort de l’embryon (examen macroscopique, microscopique, bactériologique et cytogénétique).
En cas de saignements, quelle qu’en soit la quantité, votre premier réflexe doit être le même : appeler d’urgence votre gynécologue, arrêter vos activités et vous allonger. Vous pouvez également vous rendre aux urgences de la maternité la plus proche ou de celle où vous êtes inscrite.
Mais attention, un saignement accompagné de douleur peut annoncer autre chose qu’une fausse couche, comme par exemple une grossesse extra-utérine.
Heureusement, tout saignement n’aboutit pas à une fausse couche, il y a notamment :
les saignements anniversaires à la date des règles
un décollement placentaire partiel
un œuf jumeau en voie d’élimination
une fissure anale
une varice vulvaire
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