Les mots qui blessent : attention à ce que l’ont dit à nos enfants

En temps que parents il est important de faire attention à la façon dont on s’adresse à son enfant, certaines phrases, prononcées sur le coup de la colère, peuvent avoir un lourd impact sur sa psyché et sur l’adulte qu’il deviendra. 


Les mots qui blessent : attention à ce que l’ont dit à nos enfants

« Si j’avais su, je n’aurais pas fait d’enfants », « tu as toujours été plus lent que ton frère » … Phrases de parents exaspérés qui paraissent anodines mais qui, en réalité, font mal. Vous les avez peut-être (surement) déjà entendues de la bouche de vos parents, dans la rue ou vous les avez prononcées.  On a souvent l’habitude de minimiser l’impact de nos mots sur les enfants, à tort.

La violence physique est un sujet d’actualité dans le monde de la parentalité, on l’a vu avec la polémique sur la fessée mais quand est-il de la violence verbale ? On est encore bien loin de mesurer l’impact quelle peut avoir alors que les mots laissent souvent bien plus de traces que les coups. Le Dr Gilles Lazimi liste les conséquences possibles des paroles blessantes : difficulté relationnelle, perte d’estime, anxiété, stress. Chez certain cela peut même conduire à la dépression. Pourquoi s’exposer à ce risque ?

Bien sûr, personne n’est infaillible, il ne faut pas culpabiliser. Il peut arriver que nous ayons des mots forts et blessants face à nos enfants, le tout est de savoir revenir sur ces paroles et dire à son enfant que l’on a eu tort de lui parler ainsi. Par exemple : « J’ai dis que je n’aurais pas dû avoir d’enfants parce que tu as fais une bêtise qui m’a mit dans l’embarras et que j’étais en colère, excuse-moi. »

En somme, adressez-vous à votre enfant avec le respect que vous accorderiez à un adulte car il a besoin d’une figure qui l’encourage, le tire vers le haut et l’aide à grandir sereinement.  

 

Source photographique : Les Supers Parents