Comment s'annoncent les vacances Toussaint en Belgique ?

En cette année plus que particulière... tout est bouleversé jusqu'au congé des vacances de la Toussaint. Mais alors, pour qui et sous quelles conditions ?


vacances Toussaint Belgique

Vacances de la Toussaint en Belgique : allongées en Wallonie ! 

Tout d'abord, et pour le plus grand bonheur de nos enfants, il semblerait que les vacances de la Toussaint soient prolongées. Elles devraient perdurer jusqu’au 11 novembre en Fédération Wallonie-Bruxelles. Cependant, cela ne sera pas le cas en Flandre.

Initialement, les vacances devaient avoir lieu cette année du 2 au 6 novembre. Avec ce changement, elles seront donc prolongées jusqu’au jour férié du 11 novembre (inclus). Par conséquent, les écoles n'accueilleront les élèves qu'à partir du 12 novembre.

La ministre Caroline Désir précise que ces modifications seront appliquées "sous réserve des décisions du comité de concertation" qui se réunit aujourd'hui, vendredi. De plus, ces deux jours d'absence ne devront pas être récupérés ! En effet, il y a une réduction de 2 unités du nombre de jours d'école prévus par le calendrier scolaire. "Tout en respectant le minimum légal" indique la ministre.

Voyez cet allongement comme une occasionn de passer plus de temps avec vos enfants. Et si vous êtes à court d'idée pour les occuper durant ces vacances voici une liste de 25 activités à faire avec vos enfants !

Vacances de Toussaint en Belgique : mais pas en Flandre...

Ce jeudi, le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA) précisait "Avec l'arriéré scolaire actuel, les dégâts dus à la suspension des cours durant le printemps, nous pouvons utiliser chaque jour d'école à bon escient."

En outre, aucune précision n'a été apportée concernant les coupoles de l'enseignement catholique et public. Une réunion ce lundi avec M. Weyts sera consacrée à un réexamen du code orange de manière à permettre à plus d'élèves de se rendre à l'école. Jusqu'à présent, l'enseignement obligatoire en Flandre demeure en code jaune.

Un système de test trop lent qui impacte l'enseignement

Pour Roland Lahaye, le secrétaire général de la CSC-Enseignement, c’est une "sage décision" :

"C’est une prise de conscience de l’état de la crise sanitaire au niveau des écoles, et au aussi de l’état de fatigue des enseignants, des élèves, tous les membres du personnel. On accueille de manière favorable cet allongement du congé de Toussaint. Avec possibilité, évidemment, pour les familles qui en auraient besoin, d’un accueil qui serait extrascolaire, pris en charge soit au niveau communal, soit à un niveau encore à définir. C’est une sage décision, pour briser les chaînes de transmission, de même que pour permettre au personnel de récupérer. Ils en ont bien besoin. Il faut se rendre à l’évidence, certaines écoles ne peuvent plus fonctionner : soit trop d’élèves, soit trop d’enseignants étaient absents."

Par ailleurs, et toujours d'après la secrétaire générale, la lenteur du testing prive les élèves de leur enseignant. En effet, il semblerait que la durée pour obtenir un test et le résultat de celui-ci pénalise les écoles : "Les professeurs sont mis en quarantaine et peuvent revenir s’ils sont négatifs. Il faut améliorer la rapidité du test et la rapidité d’obtention du résultat."

La question du pacte d'excellence en suspens

D'une part, d'après Roland Lahaye une suspension du pacte est nécessaire pour "permettre à chacun de se concentrer sur les élèves, surtout ceux qui sont en retard depuis le mois de mars. On reprendra les travaux plus tard."

D'autre part, Caroline Désir précise cependant que "Les réformes prévues par le Pacte sont plus que jamais indispensables. Il ne s’agit donc que d’un report dans le temps de réformes qui ont pour ambition de répondre aux défis fondamentaux de notre système scolaire. Cette décision n’est pas prise de gaîté de cœur, mais nécessité fait loi."