Grossesse : la carrière professionnelle se décide-t-elle déjà in utero ?

Une étude a mis en évidence un lien entre anomalie de croissance du fœtus et arrêt de travail pour invalidité.


Grossesse : la carrière professionnelle se décide-t-elle déjà in utero ?

Et si la carrière professionnelle était déjà déterminée in utero ? L’idée peut faire dresser les cheveux sur la tête mais une étude scientifique de l’Académie de Finlande montre l’importance du bon développement du fœtus pour une insertion satisfaisante dans la vie professionnelle.

Les chercheurs de l’Université Jyväskylä (Finlande) ont en effet mis en évidence un lien indirect entre la sortie précoce du marché de l’emploi et une croissance anormale du fœtus pendant la grossesse. Le risque d’invalidité est en effet plus important lorsque le développement intra-utérin a été perturbé.

Des troubles musculo-squelettiques, des maladies cardiovasculaires et, principalement, des troubles mentaux, conséquences d’une croissance in utero anormale peuvent être à l’origine d’un retrait du marché du travail pour cause d’invalidité.

Une différence de 10 années de travail

Exemple concret, selon cette étude qui a porté sur une cohorte de 13 500 participants, un faible poids de croissance est associé à un risque plus important de toucher une pension d’invalidité. Cette mise en retrait du monde du travail a lieu en moyenne à l’âge de 51 ans, soit 10 années plus tôt que l’ensemble de la population.

Pour la chercheuse Mikaela von Bonsdorff de l'Université de Jyväskylä dont les propos sont repris sur Santélog, « la sortie anticipée du marché du travail pour raison d’invalidité peut donc être expliquée par une anomalie de croissance du fœtus ».

Une raison supplémentaire pour assurer un suivi médical optimal aux femmes enceintes et à leurs bébés !