Licencier une femme enceinte sera bientôt plus cher

Les actuels textes de loi ne protègent pas suffisamment les femmes licenciées en raison de leur grossesse. Pourtant, licencier une femme en raison de sa grossesse est interdit mais certains employeurs, considérant que le congé maternité d’une de leur employé leur causerai du tort, passe à travers les mailles du filet.


Licencier une femme enceinte sera bientôt plus cher

Le CDH (conseil des droits de l’homme) observe qu’en cas de licenciement d’une femme enceinte, les employeurs sont peu nombreux à payer spontanément l’indemnité de protection que la loi les oblige à verser.

La plupart du temps, l’employeur attend que la travailleuse renonce à le poursuivre en justice ou abandonne les charges pour ne pas payer son dut. L’employeur n’encours pas de sanction et s’il est finalement amené à payer, le cachet n’est pas majoré.

Compte tenu de la popularité du phénomène, le CDH a décidé d’agir et propose que l’employeur qui licencie une femme enceinte et qui ne s’acquitte pas, dans le mois suivant la rupture du contrat, de l’indemnité de protection, soit condamné à verser une indemnité de six à douze mois dont le montant est décidé par un juge en fonction des circonstances.

Cette mesure découragera peut-être certains employeurs de pratiquer le licenciement abusif et représente une avancée significative dans le respect du droit des femmes au travail. 

Source photographique : Magic Maman