Viabilité du fœtus: un âge avancé à 22 semaines

La naissance d’un bébé prématuré est fréquente mais la question qui nous préoccupe ici, c'est la viabilité du fœtus hors de l’utérus maternel. D’après des études, les bébés prématurés peuvent survivre à partir de 22 semaines à condition qu’ils soient bien pris en charge. La rédaction fait le point.


viabilité du fœtus

Une prise en charge médicale nécessaire pour les grands prématurés

La durée d’une grossesse dite normale est de 40 semaines. Dans le cas des enfants prématurés, ils naissent en général entre la 32e et la 37e semaine de grossesse. Or, il existe des cas de grands prématurés qui naissent entre la 22e et la 25e semaine.  Si la majorité de ces « très grands prématurés » décèdent à la naissance, une minorité arrive à survivre, mais ce n’est pas sans conséquence.

Aujourd’hui, le seuil de viabilité du fœtus est fixé à 24 semaines même si on constate des améliorations encourageantes dès la 23ème semaine. Sur 775 nourrissons, 542 ont reçu un traitement et environ un tiers a survécu. La moitié de ces derniers n’ont eu aucun problème en grandissant.

Les chercheurs américains ont interrogés des centres de soins pour grands prématurés. Ils ont découvert que l'approche face à la viabilité du fœtus nés à 22 ou 23 semaines varie énormément. Comme l'explique le docteur américain, Edward Bell, "On ne peut pas dire nettement que ces bébés doivent toujours être réanimés". D'ailleurs, les parents reçoivent cette information et c'est à eux qu'appartient la prise de décision. Certaines fois, ils préfèrent ne pas intervenir.

Les conséquences à prendre en compte après la naissance de ces enfants

Près de 5000 bébés nés en « très grands prématurés » ont fait l'objet d'une étude. Sur les 78 cas pour lesquels une intervention médicale a été pratiquée, 18 ont survécu. En grandissant, sur ces 18 bébés, 7 n’ont souffert d’aucun handicap et 6 ont eu de graves problèmes. En effet, la viabilité du fœtus  qui est née à partir de 22 semaine à un état de santé très instable. Il ne peut pas respirer seul ni se nourrir. Il doit donc être placé sous respirateur artificiel et intraveineuse, avec un suivi médicamenteux. Faute de réserves et de certains fonctions encore immatures, l’enfant peut faire face à plusieurs problèmes.

Les complications les plus fréquentes sont :

  • respiratoires
  • cardiaques
  • hépatiques

Mais ces enfants peuvent faire face à d’autres risques :

  • au niveau de l’œsophage et de l’intestin
  • symptôme de l’anémie
  • risques d’infections
  • cérébraux
  • auditifs
  • anomalies rétinopathies (au niveau les yeux)

C’est pour ces raisons que ces bébés ont besoin d’une attention médicale importante. Un bébé prématuré peut être hospitalisé durant des semaines voire des mois. Mais en général, les enfants nés à partir de 22 semaines restent à l’hôpital jusqu’à la date où ils auraient dû naître. 

La mère participe aux soins dès que l’enfant est stabilisé. En effet, le bébé ressent des douleurs dues aux nombreuses interventions médicales qu’il subit. Le réconfort maternel est essentiel pour adoucir et rassurer le nouveau-né. Bien que l’enfant soit nourri par intraveineuse, le lait maternel est une aide considérable pour la viabilité du fœtus. Lorsque le fœtus était dans l’utérus maternel, l’enfant né prématurément a été nourri par le placenta. Hors de l’utérus maternel, par contre, ses ressources sont restreintes en vue de son état de santé.

A partir de la 30eme semaine de grossesse, le bébé réussit à prendre le sein. Avant cette étape, l’enfant reçoit de petites quantités de lait à l’aide d’un tube qui passe par sa narine ou sa bouche jusqu’à son estomac.