La fessée, pour ou contre?

Encore aujourd’hui, de nombreux parents se demandent s’il faut inclure ou pas la fessée dans l’éducation de leurs enfants. Est-ce vraiment nécessaire pour se faire obéir ou, au contraire, est-ce un acte inutile qui pourrait les traumatiser par la suite ?


fessée

Un geste qui fait polémique

La fessée a actuellement mauvaise presse. Avez-vous eu tort ou raison de lui infliger une « correction » ? Pour sûr, tout-petit qu'il est, il vous a provoqué et vous l'aviez prévenu ! Seulement maintenant, vous culpabilisez lorsque vous apercevez de grosses larmes couler sur ses petites joues. N'en faites pas un drame. La fessée est l'expression d'un énervement incontrôlé des parents. Si ce geste doit rester exceptionnel, il peut dans certains cas (lorsque l'enfant pose un acte dangereux ou si l'enfant vous a poussé à bout en se montrant désobéissant et/ou irritable) se justifier et avoir un effet bénéfique car il permet de poser certaines limites.

Sur un plan éducatif, la fessée peut confirmer la fermeté des parents sur un point précis (par exemple : «Tu ne peux pas mettre tes doigts dans la prise ou traverser la rue en courant»). Votre geste aura de quoi le surprendre mais au final votre enfant devrait comprendre qu'il ne peut poser certains actes et que votre patience a également ses limites. N'ayez cependant pas la main légère, vous risqueriez de traumatiser votre bambin et la fessée perdra rapidement de son efficacité. 

Vous pouvez recourir de temps à autre à la « menace ». La crainte de la fessée peut être une arme bien plus redoutable que la fessée elle-même. Sachez cependant que des menaces non suivies d'effets (à long terme) peuvent nuire considérablement à la discipline. Votre enfant ne vous prendra plus au sérieux.

Les alternatives à la fessée

Par conséquent, la fessée et la menace ne peuvent constituer l'essentiel de la discipline. Recourrez-y le moins possible. Réfléchissez d'abord calmement à la situation et tentez de lui expliquer clairement pourquoi son comportement vous déplaît. Privilégiez avant tout le dialogue, votre enfant saisira alors mieux la réprimande! Voici quelques geste à préconiser avant de donner la fessée à votre enfant :

  1. Prendre ses distances: si vous sentez que la tension monte, ne lui criez pas dessus, isolez-vous dans une autre pièces et respirez un bon coup.
  2. Le coin: votre enfant ne contrôle pas sa colère, fâché, envoyez-le au coin pour se calmer. Cette rupture forcée dans son énervement, le permettra non seulement de le calmer, mais aussi de lui permettre de réfléchir à ses actes.
  3. Lui expliquer que s'énerver n'est pas la solution. Discutez avec lui de ce qu'il ne va pas. Ainsi vous lui démontrez que s'énerver ne sert à rien.
  4. La diversion. En effet, reporter l'attention de votre enfant sur autre chose, le calmera
  5. Le responsabiliser. Votre enfant a des droits mais aussi des devoirs. Faites-le participer aux tâches quotidiennes à la maison afin d'instaurer structure.