Punir un bébé : une démarche indispensable ?

Votre enfant s'est montré particulièrement odieux, ou il a commis une grosse bêtise. Vous décidez de lui donner une punition. Est-ce nécessaire?

Punir un bébé : une démarche indispensable ?

Elles ont mauvaise réputation : sadisme, frustration... et bien des parents hésitent à y recourir. Elles donnent l'impression d'être un mauvais parent, en échec ou elles ravivent des souvenirs pénibles d'enfance. Pourtant, les punitions, lorsqu'elles sont données à bon escient, sont nécessaires à l'enfant. Tout comme le sont les limites et interdits.

Dans la mesure où elles sont le prix à payer, la conséquence du non respect d'une règle importante, lors d'une grosse bêtise, les punitions sont justifiées, voire fondamentales. Lorsque, par exemple, votre artiste en herbe a utilisé les murs de votre salon pour exprimer sa créativité, ou qu'il s'est montré particulièrement grossier envers sa mamie. Ou encore si votre enfant s'est montré violent envers d'autres petits.

L'avantage d'une punition, c'est qu'elle permet, une fois que votre bambin l'a effectuée, de passer à autre chose: l'incident est clos, dit-on. Cela met un terme aux colères et griefs incessants.

Mais c'est quoi une « bonne » punition ?

Elle est d'abord proportionnée à la bêtise commise et à l'âge de votre petit bout. Priver un enfant de sortie entre copains à 3 ans ou 13 ans n'a pas le même impact !

Elle ne touche pas non plus aux besoins de votre bambin comme dormir, manger et se sentir en sécurité. Menacer votre petit monstre de l'abandonner est terriblement angoissant, même au-delà de 4 ans ! Manger et dormir sont quant à eux importants et bien souvent causes de tracasseries.

De même, la punition ne sera jamais violente. Entre 2 et 4 ans, la punition ne peut donc être lourde ni trop longue. Vous pouvez par exemple décider de priver votre enfant de dessins animés pendant 1 jour ou 2. Ou lui confisquer ses peintures ou son ballon pendant quelques heures,...

Outre la punition, vous demanderez à votre fils ou fille de s'excuser auprès de la personne lésée par la bêtise commise.

Enfin, expliquez bien à votre enfant que vous n'aimez pas ses bêtises ou son agressivité et que c'est pour cela que vous lui donnez une punition mais que lui vous l'aimez profondemment.