Bébé flotteur n’aura pas peur

Il est loin le temps où l’on jetait littéralement le bébé à l’eau, tel une bouteille à la mer qui s’en va à la dérive. Conscience prise de l’importance d’un encadrement plus délicat, il reste certain qu’il ne faille pas abdiquer aux moindres caprices de l’enfant lors de ses premières mises à l’eau… Mais comment s’y prendre ? Manuel Gomes, Pool Coordinator à l’Aspria La Rasante nous donne les clés du succès pour un bébé serein dans l’eau.


Bébé flotteur n’aura pas peur

Laissez tomber les préjugés (pas les bébés !)

Tout parent veut le bien de son enfant, et indirectement, lui transmet ses craintes et appréhensions. Cette attitude protectrice, aussi nécessaire soit-elle, peut parfois entraver l’expérience du petit dans la découverte de ce nouveau monde.

« Remettons les choses en place, l’enfant a passé neuf mois dans le ventre de sa maman. Dire que l’enfant craint l’eau, cela n’a pas de sens ! Dès sa naissance, le bébé est plus apte à nager qu’à marcher ». Alors pensez-y, si l’anxiété est communicative, une attitude positive l’est tout autant.

Enfin, prenez soin de choisir une piscine de taille raisonnable, car un grand bassin peut effrayer et l’acoustique y demeure souvent trop amplifiée pour les petits enfants.  

Faites de la baignade un véritable plaisir

Les jeux consolident la mise en confiance et aident l’enfant à s’affranchir de ses peurs. Si votre enfant éprouve des réticences à se baigner, gardez toujours à l’esprit que les jeux permettront de détourner son attention de ses éventuelles craintes, vous n’hésiterez donc pas à en abuser (bateaux flottants, arrosoirs, ballons etc.).

Le conseil de Manuel Gomes, c’est un petit jeu sans accessoire qui permettra à l’enfant de prendre confiance en ses capacités de flottaison. Première étape, asseyez votre bébé sur le rebord de la piscine, toutes précautions prises (tenez-lui les mains dans un premier temps si nécessaire). Seconde étape, amenez-le à se laisser tomber dans l’eau en votre direction. Troisième étape, aussitôt plongé, rattrapez-le et sortez-le de l’eau pour qu’il reprenne sa respiration. Tandis que vous répétez l’opération, vous constaterez que votre enfant perd petit à petit son angoisse de couler.

Considérez l’apprentissage

Dans l’eau, vous développerez l’équilibre de votre enfant, et sa psychomotricité en général. Aidez-le dans un premier temps à trouver ses premiers appuis, et laissez-le progresser à son rythme.

« Un bon apprentissage doit se consolider à la maison. Lors du bain, par exemple, je recommande d’arroser abondamment la tête de l’enfant, cela fixera ses réflexes au niveau des yeux, de sa respiration, et de sa bouche. »

Les bons gestes

Même si le bébé possède dès sa naissance de précieux réflexes qui l’aideront à faire face lors de la mise à l’eau, sachez que les bons gestes des parents, eux, nécessitent un apprentissage. En ce sens, se diriger vers une école de bébé nageurs n’est pas une idée sotte. Encadré par des professionnels, votre travail consistera à manipuler l’enfant dans le but de lui transmettre les techniques élémentaires de flottaison sur le dos, ou sur le ventre, et de lui donner confiance en sa possibilité de sortir la tête de l’eau tout seul.

« Vous noterez que, si ce travail n’a pas été fait correctement dès le plus jeune âge, cela peut générer une source d’angoisse chez l’enfant, qui peut être très difficile à rattraper par la suite. »

Des accessoires qui facilitent la vie.

Songez à utiliser des accessoires adaptés. La bouée de cou fait parfois peur aux parents, et pourtant elle se révèle particulièrement adaptée aux petits enfants. La différence majeure tient au fait que l’enfant est parfaitement libre de ses mouvements et ne peut pas se renverser (contrairement à une bouée ordinaire). Le bébé travaille ainsi son équilibre et l’ensemble des muscles de son corps.

Autre accessoire intéressant, les tapis flottants légers n’assurent pas une flottaison totale, ils obligent donc votre enfant à compenser par quelques mouvements pour maintenir une suspension suffisante, un exercice tout en douceur nécessitant toutefois une supervision de tout instant. 

Les derniers conseils de Manuel

  • Premier conseil : évitez la piscine pour les enfants en dessous de 4 mois et demi, et limitez les premières séances à vingt minutes à raison d’une fois par semaine. Tenez compte qu’une exposition prolongée chlore est nocive pour les enfants en bas âge.
  • Second conseil : après la baignade, prenez soin de bien sécher les oreilles de vos petits, car ils sont particulièrement sujets aux otites (couvrez leurs têtes après baignade si nécessaire).
  • Troisième conseil : optez pour un bassin d’une température confortable d’environ 32° (cela équivaut à la température des petits bassins en général), cela évincera déjà tout blocage lié au choc thermique.
  • Dernier conseil : enfin, n’oubliez pas que l’apprentissage peut prendre du temps, le tout est de ne jamais forcer. Aujourd’hui, on démontre que les pratiques brutales qui ont fait la réputation des anciens bébés nageurs ont rarement engendré les bénéfices escomptés, pire, ont parfois occasionné des traumatismes persistants chez les petits enfants. Alors, allez-y mollo !

Inscrivez votre enfant dès le 20 août à son cours de bébé nageur, ces cours ont lieu tous les dimanches de septembre à juin.  Pas encore membre ? Profitez de l’été pour découvrir le club Aspria Royal La Rasante et bénéficiez de notre formule d’essai de 14 jour. 

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