Mon enfant est victime de racket : que faire ?

Du chantage répétitif à la dépouille structurée, le phénomène de racket se décline sous autant de formes qu'il y a de racketteurs.

Mon enfant est victime de racket : que faire ?

Du chantage répétitif à la dépouille structurée, le phénomène de racket se décline sous autant de formes qu'il y a de racketteurs, avec comme base récurrente toujours le même mélange de vol et de harcèlement. Phénomène contemporain, le racket n'est pas une fatalité. Il peut être combattu à condition de le détecter, de le comprendre et de mobiliser l'ensemble des acteurs en jeu.

Votre enfant ne sourit plus ? Il se replie sur lui-même ? Il a subitement peur de certaines choses ? Son sommeil s'agite ? Il rechigne à aller à l'école ? Ses résultats scolaires baissent ? Autant de signes qui doivent vous alerter.

Averti(e) par ces troublants signaux, vous devez comprendre comment est née cette situation de racket. Une des premières choses à faire est d'en parler avec votre enfant. Ne le brusquez pas, ne le culpabilisez pas non plus. Dans cette histoire, il est une victime.

Essayez également de rencontrer sa maîtresse ou son maître ainsi que la directrice ou le directeur de son école. Ensemble, vous pourrez sans doute évaluer la gravité de la situation. Si rien ne change, une plainte pourra ensuite être déposée au commissariat de police.

Expliquez bien à votre enfant que réclamer un bien par la violence constitue un racket ce qui est en soi un délit. Il est essentiel de lui faire comprendre qu'en ne disant rien, les victimes incitent le racketteur à recommencer. Cela l'encouragera sans doute à en parler avec d'autres camarades, victimes comme lui du racketteur et à mettre à jour son petit jeu!

S'il n'y a pas un profil de la victime type, les agresseurs s'attaquent généralement aux mêmes personnes : celles qui sont plus faibles qu'eux physiquement ou psychologiquement. Parmi les individus rackettés, on retrouve souvent des enfants timides, introvertis, isolés, sans copains, ... Tout ce qui marque la différence comme l'origine ethnique, le handicap, les lunettes et l'appareil dentaire ou les capacités intellectuelles constitue souvent un sujet de moqueries qui peut devenir source de racket si la situation empire.

C'est lui le racketteur ? Phénomène contagieux, la violence peut parfois être utilisée à des fins d'intégration : comme porter le même jeans que certains permet de s'en faire des copains, adopter un comportement violent semblable à celui d'autres enfants peut faciliter l'intégration auprès d'eux !

Même s'il l'enfant bascule alors du côté de l'agresseur, il court un réel danger. Celui de la pression des autres, d'un mal-être généralisé, d'une perte de confiance... Là encore, parler avec votre enfant de cette situation vous permettra d'en venir à bout ou tout au moins de l'éclaircir. Faites également appel à un psychologue, en cas de besoin.