Il boit avec ses copains : où sont les limites ?

Il a pris sa première « cuite » entre copains... Faut-il s'en inquiéter ?


alcool et les jeunes

Sommaire

  1. Pourquoi les jeunes s'intéressent à l'alcool ?

  2. Jeunes en quête d’ivresse : quels sont les risques ?

  3. Consommation d’alcool chez les jeunes: le rôle des parents ?

  4. D'autres solutions en dehors du cadre parental ?

L'ivresse collective entre jeunes représente en quelque sorte des rites initiatiques. Mais certains ados ou pré-ados risquent de le « payer cher ». Pour mettre les limites, il faut comprendre les ressorts qui poussent les jeunes à consommer de l'alcool.

Pourquoi les jeunes s'intéressent à l'alcool ?

Il n'est pas rare que ce « rite de l'alcool » démarre vers l'âge de 13 ans, et soit en quelque sorte un passage obligé ddans les sorties de nos ados. Lors des fêtes d'anniversaire, des soirées entre copains, l'alcool coule et permet de booster l'ambiance ! À la fin des examens, même refrain : les jeunes ados se retrouvent dans un parc, au café du coin ou sur une aire de repos pour boire des "pintes". Le mot d'ordre : se saouler !

Une gorgée d'alcool pour mieux grandir ? En buvant, les gamins cherchent souvent à imiter leurs aînés. La première cuite n'est pas dramatique. En revanche, la fréquence des ivresses est plus inquiétante. Si par bonheur, chez certains pré-ados, la « prochaine fois » ne se produit pas, d'autres décident de prolonger l'expérience qui devient alors une habitude (un rite).

L'alcool peut jouer un rôle révélateur chez certaines personnes : il leur ouvre les portes d'un nouveau monde, grâce à l'intensité du phénomène. L'ado inhibé se lâche et ose ce qu'il retient ou minimise en temps normal. L'alcool devient alors presque un allié, un libérateur. L'alcool, pensent-ils, leur apporte une espèce de liberté, qu'ils souhaitent renouveller, prolonger. Aussi, quelques rares cas d'enfants peuvent hélas en devenir accros.

Jeunes en quête d’ivresse : quels sont les risques ?

Sur le long terme, la consommation d’alcool développe des pathologies neurologiques et psychiatriques. Selon les professionnels de la santé, consommer de l’alcool régulièrement chez les jeunes peut générer une forte dépendance à la quarantaine.

À court terme, les jeunes peuvent échouer dans leurs études, être victime d'un accident de la route ou le provoquer, devenir violent envers les gens qu'ils aiment. Une étude met en avant que 30 à 40 % des jeunes européens ont leurs premiers rapports sexuels sous l'influence de l'alcool (des rapports de surcroît non protégés). Une grossesse non désirée se dessine parfois pour finir par un avortement.

Consommation d’alcool chez les jeunes: le rôle des parents ?

Les parents devront suivre leurs ados avec bienveillance, leur faire confiance sans être naïf. Il faudra trouver une espèce d'équilibre entre le laisser-faire et la punition, et en aucun cas paniquer ou dramatiser. Votre ado, qui boit une bière avec ses copains a peu de chance de devenir un jour alcoolique. Ici, comme dans beaucoup de domaines, l'interdiction stricte ne constitue pas une solution, car s'il en a envie, il le fera de toute façon. Soyez attentifs, parlez de ses sorties avec votre jeune, discutez de l'alcool, avec recul et intelligence. Evoquez avec lui votre propre expérience. Et puis comme le dit l'adage : il faut bien que jeunesse se passe !

D'autres solutions en dehors du cadre parental ?

L'école peut jouer un rôle non négligeable sur ces sujets sensibles (sexe, drogue, violence, alcool ou harcèlement...). Si le parent constate un changement d'attitude de son ado, de l'agressivité par exemple, il peut alors demander une médiation au sein de l'établissement scolaire, et faire intervenir un professeur aimé et écouté des élèves, prêt à sensibiliser les enfants sur le sujet.

Pensez aussi aux grands-parents qui peuvent apporter un soutien essentiel dans ce cas de figure particulier.