Violences sexuelles : comment en parler aux enfants ?

Savez-vous qu'en Europe, un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle, abus sexuels compris ? En parler avec ses enfants parait donc utile pour les protéger. De plus, l’auteur des violences apparait être quelqu’un de l’entourage proche de la victime dans 70 à 85% des cas. Mais comment traiter d'un sujet aussi délicat? Quels mots choisir ? 


Violences sexuelles : comment en parler aux enfants ?

Etablir le dialogue

Il n’y a pas réellement d’âge pour aborder le sujet, mais l’enfant doit se sentir prêt et vous aussi. Dès la maternelle, un enfant peut comprendre que personne n’a le droit de manipuler certaines parties de son corps.

Dans un premier temps, veillez à utiliser des mots simples pour ne pas brusquer votre petit bouc de chou. Pour faciliter la tâche, donnez par exemple une définition simple de la notion d’intimité. Lorsque l'enfant grandit, il est possible d'être plus précis en définissant ce que sont les violences sexuelles (toujours continuer à faire attention au vocabulaire employé !).

Le plus important est que l'enfant se sente en sécurité. C'est au parent qui entame la discussion d'instaurer ce cadre de confiance. L'enfant doit comprendre qu'il n'y a pas de tabous en famille et que si quelque chose le met mal à l'aise, il peut en parler.

Ne pas culpabiliser l’enfant

Un enfant peut regretter de ne pas avoir osé dire non ou appeler à l'aide. Surtout, il est important de rappeler aux petits que les violences sexuelles sont des actes graves, mais que ce n’est jamais leur faute. Rassurer et protéger l’enfant au maximum est une priorité.

Des signes qui peuvent interpeller

Selon les experts , lorsqu’un enfant a subi des violences sexuelles, il peut :

  •   se montrer agité,
  •   se montrer angoissé,
  •   avoir un état anesthésique,
  •   avoir des troubles alimentaires,
  •   avoir un comportement phobique envers le sexe masculin ou féminin,
  •   reproduire des comportements sexuels.